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S’il existe des néologismes obscurs, celui-ci a le mérite d’être parlant : l’écolonomie, c’est le rassemblement  de l’écologie et de économie. L’art de dépenser moins en adoptant des comportements plus respectueux. Un concept qui va à l’encontre des idées reçues car on suppose souvent généralement que ce qui est écologique coûte forcément plus cher.

Une entreprise peut-elle concilier écologie et économie ?

Pocheco Plus propre

Le précurseur de l’écolonomie en France repense tout pour être plus cohérence. Par exemple, L’encres d’imprimerie contient souvent des produit toxiques. Ici, on utilise les produits qui contiennent moins de 2 % de COV (composés organiques volatils) alors que la loi demande seulement d’être en dessous de 5 %. Leurs pigments sont naturels et les teintes sont créées sur place, au besoin, pour éviter le gaspillage. Il fabrique leurs colle à base d’eau et elle ne contient pas de COV. Un bon point pour l’environnement, mais aussi bon pour la santé des salariés qui manipulent ces produits tout au long de la journée.
Ici, nous essayons de réduire au maximum les coûts énergétiques de l’usine. Première étape : récupération et évacuation des déchets. La chaleur générée par la pompe à vide est réutilisée pour chauffer l’atelier. L’isolation des bâtiments a été retravaillée, du sol au plafond. L’une des grandes fiertés d’Emmanuel Druon est le toit vert qui recouvre désormais toute l’usine. Il est non seulement beau mais aussi utile car il régule naturellement la température du bâtiment.

plus autonomie

Chez poches ils ont ajouté un collecteur d’eau de pluie, 600 mètres carrés de panneaux solaires générateurs d’électricité, ainsi qu’un système de refroidissement adiabatique alternatif utile pour la climatisation des ateliers. Notamment, il y a même douze ruches sur ce toit qui produisent donc 300 kilogrammes de miel par an. Pour alimenter la centrale, les panneaux photovoltaïques ne suffisent pas. De plus, Pocheco s’alimente grâce à une éolienne située dans un parc à 50 km. Un investissement de plus de deux millions d’euros sera rentabilisé en seulement six ans. L’entreprise revend l’électricité excédentaire produite par ses éoliennes à EDF au prix de 8,2 cents le kilowattheure.

Autre priorité : l’eau. Grâce aux cuves de récupération installées sur le toit, 80 % de l’eau utilisée dans l’usine est désormais de l’eau de pluie. Devant l’entreprise, une forêt de bambous a été plantée pour filtrer les eaux usées. Pour Emmanuel Druon, « il n’y a plus un mètre carré à construire en France qui ne ménage un espace aux abords du bâtiment pour la récupération et le traitement de l’eau »

Quand écologie rime avec économies cela devient de l’écolonomie

Tous ces travaux représentent de gros investissements, mais par leur nature ils s’amortissent très vite. Le toit vert permet à lui seul d’économiser 200 000 euros par an. La moitié par la climatisation, l’autre moitié par la revente de l’électricité produite par les panneaux solaires. Ce toit, coutant deux millions d’euros s’amorti en dix ans. « Une toiture classique, explique Emmanuel Druon, ne coûtera que huit cent mille euros, mais cette somme ne sera récupérable qu’au bout de vingt ans. Ainsi, le choix de l’écolonomie nous permet d’économiser de l’argent. »

C’est pourquoi il a créé Pocheco Canopée Conseil, une structure qui aide les entreprises à analyser leur impact écologique et à trouver des solutions concrètes pour améliorer leurs performances tout en étant plus respectueuses de l’environnement.

 « Entreprendre avec conviction, ce n’est pas : vite, vite, vite, j’encaisse, j’accumule, j’avance, je recule, je triche, j’embauche, j’use, je vire, je profite, tandis que les autres non. On peut et on doit changer les modèles. Et ça, ce n’est possible que lorsqu’on est indépendant. »

Réinvestir grâce à l’écolonomie

Chez Pocheco,  réinvestir dans les outils de production est un élément important . Pas de dividendes, pas d’actionnaires. C’est le seul moyen pour l’homme d’affaires de choisir la logique à laquelle j’adhère, qui est un principe puissant de l’écolonomie. Pour ensuite la mettre en pratique efficacement, Emmanuel Druon s’appuie sur le potentiel de tous ses collaborateurs. Il divise les services, crée des passerelles entre les différents rangs, favorise au maximum les échanges… Le toit vert est ainsi devenu un lieu ludique où tous les salariés. Ils se retrouvent pendant des heures pour faire des pauses, des séances de sport ou s’initier à l’apiculture.

Et surtout, le président de Pocheco encourage ceux qui travaillent avec lui à être curieux, créatifs, audacieux… Pour y parvenir, chaque salarié dispose de 30% du temps de travail pour se former.

« Lorsque nous avons décidé de fabriquer nos propres véhicules, nous sommes tous devenus des innovateurs industriels. Avant de devenir élagueur chez Pocheco il y a un an et demi, Mehdi Zehr n’était pas particulièrement sensible à l’environnement.

« Comme j’ai pris l’habitude de faire attention sur mon lieu de travail, je me mets à changer mon comportement chez moi. Je trie mes déchets, je ne jette plus les papiers n’importe où… Je n’y pense même pas, ça vient tout seul… »

L’entreprise, moteur de changement local

Quatre salariés de Pocheco travaillent à temps plein chez Pocheco Canopée Conseil, un bureau d’études qui aide les entreprises à mesurer l’impact écologique de leurs produits depuis l’extraction de leurs matières premières jusqu’à la fin de leur durée de vie. . Après le bilan, différentes solutions sont proposées pour limiter le bilan carbone ou le compenser.

Dans ce but, Emmanuel Druon a également créé l’Association de Reboisement Pocheco Canopée pour replanter des arbres dans le NordPasdeCalais.

https://kaizen-magazine.com/article/lecolonomie-ou-comment-produire-plus-propre-et-moins-cher/

 

 

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