Converteo, cabinet de conseil en data, digital et IA, a publié les résultats de son premier « Benchmark des agents IA e-commerce », réalisé en mars 2026 auprès de 170 sites marchands français (le Top 100 par chiffre d’affaires, complété du Top 20 de six secteurs particulièrement dynamiques), et scorés sur une grille propriétaire de vingt critères.
Premier enseignement : malgré l’omniprésence médiatique du sujet, seuls 22 % des acteurs audités disposent aujourd’hui d’un assistant IA d’aide à l’achat, une proportion qui monte à 26 % au sein du Top 100 du e-commerce français. Converteo y voit le signe d’un marché encore en phase d’amorçage plutôt que d’un rejet du sujet, notamment parce que les chatbots restent plébiscités par 40 % des acheteurs comme canal de service client privilégié.
Le benchmark révèle aussi un marché très hétérogène : évalués sur quatre piliers (accessibilité et visibilité, capacité transactionnelle, intelligence métier et data, maturité en IA générative), les assistants obtiennent des scores allant de 12 à 83 sur 100, pour une moyenne de 46 et une médiane de 50 ; seuls 10 % des acteurs dépassent la barre des 50 points.
Le point le plus frappant du benchmark concerne l’autonomie transactionnelle : aucun des assistants audités ne permet aujourd’hui de finaliser un achat directement depuis l’interface conversationnelle, à peine plus d’un tiers autorisant l’ajout au panier. Le score moyen sur ce pilier atteint 25 sur 100, contre 62 sur 100 pour l’accessibilité et la visibilité — la fonctionnalité la plus répandue restant la simple redirection vers des fiches produits, embarquée par 79 % des assistants. Autre point faible identifié : 40 % des assistants audités seraient encore incapables de sourcer leurs réponses.
« Le e-commerce agentique n’est pas une promesse lointaine, c’est une réalité qui est déjà en construction », déclare Laurent Nicolas-Guennoc, CMO de Converteo. « Notre benchmark montre que les acteurs français ont posé les premières briques, mais que le saut vers l’autonomie transactionnelle et la confiance des consommateurs reste le vrai défi à relever dans les 18 prochains mois. »
