Dix-huit mois après l’ouverture massive de l’IA générative au grand public, un constat s’impose : ce qui paraissait il y a un an une compétence rare est devenu une commodité accessible à tous. Pour l’École Cube, organisme de formation spécialisé en IA, No-Code et Growth Marketing, la véritable valeur s’est déjà déplacée vers la structuration des données, l’automatisation des processus, la visibilité dans les moteurs IA ou l’intégration métier. Décryptage en trois zones d’un marché en pleine recomposition.
IA : l’illusion de la maîtrise généralisée
Les signaux d’adoption se multiplient, aussi bien en entreprise que dans les usages personnels : l’usage de l’IA explose, en entreprise comme dans la sphère personnelle. Selon Indeed Hiring Lab (avril 2026), les offres d’emploi mentionnant l’IA progressent dans tous les pays. Selon l’Insee, 10 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus déclaraient utiliser au moins une technologie d’intelligence artificielle en 2024, contre 6 % un an plus tôt.
Mais derrière cette adoption massive, l’École Cube observe un paradoxe : la généralisation de l’usage crée l’illusion d’une maîtrise généralisée.
« Tout le monde sait aujourd’hui utiliser ChatGPT pour rédiger un mail ou résumer un document. Mais entre cela et concevoir un système qui transforme réellement une opération métier, il y a un fossé qui ne cesse de se creuser. », confie Pierre Launay, cofondateur de l’École Cube.
Trois zones de valeur, trois temporalités
À partir de ses observations terrain et de l’analyse des dynamiques du marché (sources Gartner Hype Cycle AI, LinkedIn Jobs, HubSpot State of AI, Google Trends), l’École Cube identifie trois zones distinctes.
La zone saturée concerne la génération de contenu : rédiger un post, résumer un document, générer une image ou un visuel. Ces usages, qui faisaient figure de compétences distinctives il y a encore un an, sont aujourd’hui accessibles à tous. La valeur différenciante s’y est quasiment évaporée.
La zone d’opportunités actuelles porte sur l’automatisation et l’intégration. C’est là où se créent aujourd’hui les gains de productivité les plus immédiats : déploiement d’agents IA, automatisation de processus métiers, design d’expériences utilisateurs augmentées par l’IA, gouvernance et conformité. Le marché est mature, la demande des entreprises forte, l’offre de profils formés encore insuffisante.
La zone d’opportunités stratégiques est celle qui se jouera demain. Quatre domaines y émergent : la visibilité dans les moteurs génératifs (GEO/AEO), c’est-à-dire la capacité des marques à apparaître dans les réponses produites par les IA conversationnelles, la structuration des données pour qu’elles soient correctement interprétées par les LLM, la conception de produits IA-natifs et la verticalisation sectorielle (santé, finance, industrie). Ces compétences sont encore peu maîtrisées et c’est précisément ce qui en fait, à 18-24 mois, les positions les plus différenciantes du marché.
« Apprendre à générer du contenu avec l’IA n’est plus un atout. La vraie question n’est plus « savez-vous utiliser l’IA ? », mais « qu’est-ce que vous construisez avec ? » », interpelle Thomas Groc, cofondateur de l’École Cube.
Une recomposition qui redéfinit les besoins de recrutement
Cette nouvelle géographie de la valeur a une conséquence directe sur le marché du travail. Les entreprises ne cherchent plus des profils qui savent utiliser l’IA mais des profils capables de concevoir et déployer des systèmes opérationnels. La nouvelle étude de Malt va dans ce sens : la demande des entreprises concerne des aspects plus techniques de l’IA. Par exemple, la demande des entreprises concernant les agents IA voit une augmentation de la demande de +5801 % contre une augmentation de l’offre (freelances capables d’y répondre) de +2420 %.
C’est dans cette zone d’opportunité que l’École Cube a positionné ses formations : Product Builder No-Code, automatisation, agents IA, structuration data, intégration métier. Plus de 3 000 apprenants y ont déjà été formés, et selon les enquêtes de suivi réalisées par l’École Cube auprès de ses apprenants, 92 % d’entre eux trouvent un emploi ou une activité dans les six mois. D’ici 2027, l’École Cube prévoit de former près de 10 000 personnes sur ces compétences.
À propos de l’École Cube
Fondée en 2021 par Thomas Groc, Pierre Launay et Arthur Kieffer, l’École Cube est un organisme de formation spécialisé en No-Code, Growth Marketing et intelligence artificielle, rattaché au Groupe Cube. Avec plus de 3 000 apprenants formés et une communauté d’experts et d’étudiants très active partout en France, l’École Cube est le premier organisme certificateur en France du titre Product Builder No-Code (RNCP39108). Certifiée Qualiopi, elle propose des formations métiers, des formations compétences et des formations outils.
